L'Alhambra (historique)

En 1919, au n° 2 de la place de la République (entre la rue Devosge et le boulevard de la Trémouille), ouvre un autre cinéma avec salle unique : l'Alhambra.


Bien qu'éloigné du centre de la ville, l'Alhambra devient l'un des cinémas les plus réputés de Dijon. Ce programme de la semaine du 14 avril 1921 donne un bon exemple de la richesse de ses soirées. Naturellement, un orchestre accompagne les films muets et joue aussi quelques oeuvres en ouverture.


Un documentaire, deux courts métrages burlesques, un film romantique et un western (un serial de 1919 dans lequel Eddie Polo interprète le justicier Cyclone Smith).


Deux publicités parues dans la presse locale en 1936 montrent que l'Alhambra proposait les meilleures productions hollywoodiennes, en l'occurrence celles de la Warner Bros. : une comédie sentimentale tournée en 1934 avec James Cagney, et un film de pirates tourné par M. Curtiz en 1935 avec Errol Flynn.



Sur cette photo de 1953, on voit que c'est le Moulin Rouge tourné par John Houston en 1952 qui est à l'affiche.




Un peu plus tard que celle du Darcy, la façade de l'Alhambra est rénovée en 1961. Elle reçoit une structure composée de panneaux à facettes colorées pouvant pivoter. A l'affiche pour la réouverture, un film d'hommes avec des dialogues d'Audiard : Un Taxi pour Tobrouk.




Dans les années 1970, comme le Paris, le Star ou le Grangier, et pour les mêmes raisons, l'Alhambra périclite. Lui ne reçoit pas le classement X, mais il ne diffuse plus que des films érotiques et de karaté. Il finit par fermer en 1978. Aujourd'hui sa belle salle avec balcon à l'italienne est conservée (mais dans quel état !), et sa façade est masquée par un grand panneau publicitaire.

Le Casino (historique)

En 1920, au 40 de la rue Jean-Jacques Rousseau, est créée une salle de spectacle : les Nouveautés Parisiennes.


Dès 1922, ce music hall prend le nom de Casino et, en plus des habituels spectacles de scène, organise des projections cinématographiques. Dans les années 1930, le Casino devient une vraie salle de cinéma.



Cette publicité donne le programme d'une soirée avant-guerre. En plus des actualités de la Fox Movietone, on pouvait voir cette semaine là deux films américains tournés en 1934 : d'abord un western pro-indiens (rare à l'époque), et puis une comédie musicale avec Dick Powell.






En 1953, le Casino ferme et son espace est absorbé par la clinique Sainte-Marthe. Sur cette photo des années 1960, on distingue à gauche sa façade (blanche) qui est devenue celle d'un commerce : le Comptoir...

Le Grangier (historique)

Au n° 14 de la rue du Château, face au célèbre immeuble-pagode de Louis Perreau, le cinéma Grangier ouvre en 1917. On l'aperçoit à peine sur ces deux vues : derrière l'Hôtel des Postes, et à gauche de l'immeuble d'angle. Sur la seconde carte, on lit une partie de son enseigne : (CI)NEMA.





Sa façade est renovée en 1939 et restaurée en 1972. On la voit bien sur cette carte des années 1990. Comme d'autres cinémas de la ville (Paris, Star), il se fait classer X en 1976 pour tenter de survivre à la baisse de fréquentation. Et il y parvient : le Grangier reste d'ailleurs longtemps le dernier porno de Dijon.


Il finit par fermer en 2000. Et puis tout est détruit en 2001, y compris sa façade qui pourtant devait être conservée.


Depuis 2003, c'est une librairie qui occupe la place.

L'ABC (historique)

Deux ans avant le Star qui a le même propriétaire, le cinéma ABC ouvre en mai 1937 aux 5-7 de la rue du Chapeau-Rouge (à l'emplacement d'un libraire).



Dans cette salle a lieu en 1938 la première projection à Dijon d'un long métrage d'animation : c'est Blanche Neige et les Sept Nains de Walt Disney (1937)



Sa façade est rénovée en 1971 et l'espace de sa salle unique est transformé en cinq nouvelles salles. Le cinéma oriente désormais sa programmation en direction des enfants. Mais le 14 juin 2011, c'est sa dernière séance avant fermeture définitive.

Le Star (historique)

L'histoire de ce cinéma ressemble beaucoup à celle du Paris. En 1939, cette petite salle ouvre au n° 22 de la rue du Bourg.


Pour essayer de survivre, il est classé X dans les années 70. Sa façade est parfaitement visible sur cette photo prise en 1980.


Il finit par fermer et c'est la FNAC qui prend la place en 1984.

Le Paris (historique)

Peu de Dijonnais se souviennent qu'en haut de la rue de la Liberté, à l'emplacement de l'actuel magasin Eram, se trouvait un petit cinéma.


Le Paris ouvre en 1938, à la place d'un restaurant, avec une salle de 300 places.


Sur cette photo prise pendant l'Occupation, un véhicule de l'armée allemande passe juste devant.


Sur cette photo des années 60, on l'aperçoit tout à droite.


Comme beaucoup de salles qui essaient de survivre à l'époque de la télévision et de l'automobile triomphantes, le Paris devient cinéma d'Art et Essai en 1967, puis se fait classer X dans les années 70. Il finit par fermer en 1980.

Le Pathé (historique)

Le Pathé est inauguré le 28 avril 1910 à l'angle de la rue des Perrières et de la rue Guillaume Tell. Quatre ans avant l'ouverture du Darcy, il s'agit de la première salle fermée de cinéma que reçoit la ville.


En 1921, le Pathé devient les Variétés. Et les Variétés ferment en 1930.


En 1956, tout est démoli. Au rez-de-chaussée du nouvel immeuble on trouve une station essence, puis une agence de location de voitures.